Après avoir corrigé les bugs et les failles de sécurité des précédentes versions pré-bêta, distribuées aux développeurs et webmasters, la version dévalution (bêta 2) dInternet Explorer 7.0 destinée au grand public est désormais disponible sur le
site de Microsoft. Parmi les nouveautés, dont certaines ressemblent à sy méprendre aux fonctionnalités déjà proposées par le navigateur Firefox, les internautes seront sans doute séduits par la nouvelle ergonomie, la navigation par onglets, l'amélioration de la gestion des flux RSS, le filtre anti-phishing (méthode de la liste noire des sites malveillants), la possibilité deffacer l'historique et les cookies grâce à un bouton spécifique, ainsi que par le nouvel assistant daperçu avant impression. Quant aux contrôles ActiveX qui rendaient le navigateur vulnérable aux attaques virales, il ont été tout simplement désactivés par défaut dans IE 7. Sachez cependant que pour télécharger cette version de test vous devez posséder une licence valide de Windows XP. Uniquement proposée en anglais pour linstant, une version française devrait être disponible dans la prochaine bêta 3 prévue pour cet été, avant la sortie de la version finale du navigateur en novembre 2006. En attendant, les internautes peuvent toujours télécharger des
modules supplémentaires (adds on) gratuits afin daméliorer les fonctionnalité du navigateur.
Vous partagez votre PC avec votre famille et pour des raisons de sécurité vous souhaitez interdire tout téléchargement de fichiers avec Internet Explorer ? Allez dans le menu
“Outils/Options Internet/Sécurité” puis cliquez sur l'icône
“Internet” et enfin sur
“Personnaliser le niveau”. Dans la liste
“Paramètres” cochez l'option
“Désactiver” située dans la zone
“Téléchargement de fichiers”. Validez l’opération par une série de
“OK”. Désormais, un message d'erreur apparaîtra à chaque tentative de téléchargement. Pour retrouver la possibilité de télécharger, procédez de la même façon en cochant cette fois l’option
“Activer”.
Symantec, la société éditrice de programmes spécialisés dans la sécurité informatique vient de publier un rapport peu reluisant pour les navigateurs Web. De janvier à juin 2006, les pirates ont trouvé 47 bugs dans les navigateurs de la fondation Mozilla, seulement 38 dans Internet Explorer de Microsoft et 12 dans Safari d'Apple. En comparaison, l'année 2005 a connu deux, voire trois fois moins de bugs. Seul navigateur à sortir son épingle de ce jeux de massacre : Opéra, qui affiche 7 failles au compteur, soit 2 de moins qu'en 2005.
Dans ce rapport, Symantec remarque, que si Firefox de Mozilla a pris la tête du classement devant son concurrent immédiat Internet Explorer, il obtient en revanche la palme de le la réactivité, avec des bugs corrigés dans les 24h suivant leur divulgation. Opera arrive en seconde position avec un délai moyen de correction de 48h, suivi par Safari avec un délai moyen de 5 jours. Quant à Internet Explorer, il arrive bon dernier avec une attente moyenne de 9 jours pour obtenir la correction d'une faille.
Il faut préciser que le nombre de plus en plus important de bugs mis à jour est du au fait que trouver la faille dans un navigateur est devenu une sorte de Far West, avec des pirates hors la loi qui profitent du succès d'Internet et des chasseurs de prime rémunérés à la faille. Plus on cherche plus on trouve...
Les utilisateurs de Windows XP SP2 qui ne peuvent pas attendre quelques jours la mise à jour automatique de sécurité ou la sortie de Windows Vista pour profiter du tout nouveau Internet Explorer 7 (IE7), peuvent le télécharger (
www.microsoft.com/france/windows/ie/downloads/default.mspx) en anglais dès aujourd’hui. Cependant, en dehors de mises à jour en matière de sécurité ou de la nette amélioration de l'impression des pages Web, IE7 n'offre aucune révolution véritable par rapport à ce que proposent déjà ses concurrents. La fête est d’autant plus gâchée que la société Sécunia, spécialisée dans la sécurité informatique, annonce qu’elle vient de découvrir une faille dans IE7 qui permettrait à des pirates d’installer des pièces de code à distance sur un ordinateur. En fait, il s’agit d’un problème déjà repéré dans IE6 et que Microsoft n’a semble t-il pas jugé bon de corriger. On croit rêver ! Dans le même temps, et pour ne pas être en reste, la Fondation Mozilla sort Firefox 2 (
www.mozilla.com). Quelques nouveautés sont au programme par rapport à la version 1.5, tels un outil anti-phishing ou une fonction de correction orthographique pour les formulaires web.
Il en est des navigateurs Web comme des candidats à la présidentielle, on ne sait pas lequel choisir. Alors quoi ? Faut-il adopter un navigateur parce qu’il est plus connu que les autres et qu’il équipe la majorité des ordinateurs vendus dans le commerce comme Internet Explorer ? Non, car la popularité et le quasi monopole dont bénéficie le navigateur de
Microsoft ne sont pas des critères d’éligibilité objectifs. Internet Explorer reste, et de loin, le champion des failles et des vulnérabilités non corrigées sur lesquelles se précipitent les pirates informatiques à peine pubères. Par ailleurs, la dernière mouture de ce navigateur (IE7) n'est compatible qu'avec Windows. Firefox 2 donc ? Longtemps adulés pour sa sécurité et son côté alternatif très tendance, le navigateur de
Mozilla, même s’il reste un navigateur de référence, enregistre lui aussi des défaillances de plus en plus nombreuses. La version 2 intègre cependant une intéressante fonction anti-phishing qui replace ce navigateur en bonne position dans les sondages de satisfaction des utilisateurs. Reste l’outsider : Opéra 9. Le navigateur norvégien d’
Opéra Software, fait depuis quelques années déjà, la quasi unanimité auprès de ses utilisateurs car il a su concilier une volonté de conformité aux standards du web (W3C) et une efficacité redoutable. Moins connu que les deux précédents, il est donc l’objet de moins d’attaques informatiques, ce qui est évidemment un avantage en matière de sécurité. Il est également moins gourmand en ressources système que ses concurrents et fonctionne aussi bien sous Windows, Linux ou Mac OS. Plus ludique et donc plus attirant, Opéra adore agrémenter ses fonctions de multiples gadgets tels la météo locale ou le taux de change. Aussi, peut-on reprocher à Opéra de trop s’écarter de sa fonction première, en proposant des outils sans grand rapport avec la consultation de sites web. Au second tour de notre élection du meilleur navigateur Web, on retrouve donc en tête Firefox 2 talonné de près par Opéra 9. Internet Explorer 7 ayant pour l’instant (définitivement ?) trop de problème en matière de sécurité (9 vulnérabilités critiques depuis le début de l’année selon le site
Secunia.com).