Candidats à la présidentielle : quels projets pour l'Internet ?

Publié le par AGT

Ils ont tous leur site Internet. Tous ont prononcé leurs voeux via le Web et lancé d’importantes campagnes de e-mailing pour augmenter le nombre de leurs partisans. Certains d’entre-eux se sont servis du Net pour diffuser des vidéos militantes ou dérangeantes pour les autres candidats. Ils s’accordent tous à dire qu'Internet est un formidable outil de débat et d'information citoyenne. Si tous les candidats à la présidentielle ont donc parfaitement conscience que l’Internet est devenu un média à part entière avec lequel il faut désormais compter, qu’en est-il des propositions politiques qu’ils souhaiteraient mettre en oeuvre concernant la gestion du Net. Curieusement, ce sujet fait partie des grands absents de leurs programmes. C’est lors d’interviews ou de déclarations impromptues que la questions des NTIC apparaît finalement en pointillé pour quelques candidats. Ainsi, concernant la répression contre les utilisateurs de réseaux «peer-to-peer», dédiés à l'échange illégal de fichiers (loi DADVSI), Nicolas Sarkozy est pour l’application stricte de cette loi, alors que Ségolène Royal penche plutôt pour une “redevance pour copie privée et licence globale pour les téléchargements”. Cette taxe forfaitaire vise à légaliser le téléchargement gratuit d'oeuvres sous copyright et à rémunérer les artistes-interprètes. François Bayrou, pour sa part, souhaite une réduction des tarifs de téléchargements des oeuvres protégées. Quant à Jean-Marie Le Pen, il estime que seuls les internautes “qui téléchargent beaucoup” doivent payer une taxe forfaitaire, exemptant de fait les téléchargeurs occasionnels de poursuites légales. Autre sujet sensible, celui du contrôle de l’Internet et du respect des libertés dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité. Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen sont pour une régulations de Net en affirmant que “la première des libertés, c'est la sécurité”. Le premier veut mettre en place des «cyberpatrouilles» alors que le second préfère faire confiance à l’utilisateur comme rempart à la délinquance sur le Net... Ségolène Royal, mais également, Marie-Georges Buffet, affirment qu’elles reviendront sur les dispositions des lois Sarkozy votées depuis 2002 incompatible selon elle avec le principe de protection des données personnelles et la neutralité d’Internet. Pour François Bayrou, seule une coopération des polices européennes peut être efficace pour résoudre le problème de la cybercriminalité.

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