Polémique autour du Web 2.0

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Chaque clic nous y mène au risque d’y prendre quelques claques. Le Web 2.0 c’est “l’Internet d’aujourd’hui”, comme l’a rappelé confusément sur RMC au début du mois le porte parole de l’UMP, Frédéric Lefèbvre. Pressenti pour prendre le portefeuille de secrétaire d’Etat à la prospective qui aurait fait de lui le  “Monsieur Internet” du gouvernement, sa définition plutôt vague et peu pertinente du Web 2.0 est depuis devenue culte en faisant le tour de la Toile. Aussi, n’est-il pas inutile de revenir sur les caractéristiques de ce Web 2.0. Avant tout, il s’agit d’une révolution sociale avant d’être une innovation technologique. Blogs (Skyblog), encyclopédies participatives (Wikipédia), moteurs de recherche (Wikio, Exalead), sites de partage multimédia (Youtube, Daylimotion), réseaux sociaux (MySpace, Facebook, LinkedIn) lui doivent tout. Ces interfaces, simples d’utilisation, accessibles à tous et ergonomiques permettent aux internautes d'interagir à la fois avec le contenu des pages mais aussi entre eux. Le Web 2.0 est donc la base du web communautaire et interactif. Le revers de la médaille est qu’à trop s’exposer sur le Web on ne contrôle plus son identité numérique ni sa réputation virtuelle. Selon une étude du centre de recherches Pew, la vie privée, les goûts personnels, les idées philosophiques ou politiques de plus de 35 % des américains sont accessibles librement sur le Web. La France n’est pas épargnée par le phénomène. Dernièrement, un jeune nantais a eu la surprise de voir sa biographie publiée dans un magazine. Le bimensuel Le Tigre, lui a en  effet consacré, à son issu, son "premier portrait Google", collectant mille détails de la vie de cet anonyme "grâce à toutes les traces qu'il a laissées, volontairement ou non" sur des sites de réseau social comme Facebook, Flickr ou YouTube ! L’objectif du magazine, on l’aura compris, était de mettre l’accent sur l’un des dangers potentiels du Web 2.0 qui donne la possibilité à n’importe qui d’exploiter des informations privées nominatives en consultation libre sur Internet.

Publié dans Dans l'oeil du Net

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