Fermeture définitive pour Lycos Europe

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Une grande page de l'histoire de l'Internet français et européen est en train de se tourner. "Va chercher, Lycos !" c’est fini. Le petit chien noir, le plus célèbre du Web, mascotte du leader de l’Internet européen dans les années 1990, va rester définitivement à la sa niche. Lycos Europe, filiale de Bertelsmann et de Telefonica, vient en effet de mettre la clé sous la porte, entraînant dans son sillage le webmail Caramail et l’hébergeur de pages perso Multimania. Pour éviter de perdre des données importantes contenues dans sa messagerie électronique ou sur ses pages web, les responsables de Lycos assurent qu’un courriel d'incitation à la sauvegarde va être envoyé aux utilisateurs. Une solution légale devrait permettre aux services payants de migrer vers d'autres opérateurs. Dépassé depuis quelques années, Lycos n'a jamais réussi à remonter la pente et à innover suffisamment pour s'imposer dans un paysage du Web 2.0. Et s’il est vrai qu’il est bien loin le temps de la période pré-Google où Lycos faisait partie avec Altavista des grands espoirs de la recherche Web, il n’en demeure pas moins que la crise aura eu raison des dernières forces de l’hébergeur. En effet, avec une perte de 20 % de son chiffre d’affaire sur les neuf premiers mois de l’année, difficile d’intéresser d’éventuels repreneurs. En revanche, Lycos Inc., qui appartient à un groupe coréen, continue ses activités dans le reste du monde.

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