Alors que le texte reste sujet à polémiques, la loi Création et Internet ou
Hadopi devrait être adoptée dès le mois de mars sous la pression de Nicolas Sarkozy. Le président de la République espère ainsi disposer d’une arme suffisamment dissuasive contre les
téléchargements illégaux de musique ou de films. Une loi qui devrait transformer Internet en un « fantastique lieu de création et d'échange et non une jungle sauvage où il serait permis de piller
les oeuvres des créateurs » selon le président. Les sénateurs ayant déjà adopté ce projet de loi en octobre, le vote définitif par les députés ne devrait être qu’une simple formalité. Ainsi, selon
toute probabilité, la fameuse “riposte graduée” devrait s’appliquer très vite aux internautes téléchargeant frauduleusement des fichiers audio et vidéo. Après une série d’avertissements, l’autorité
administrative (et non la justice !) qui sera chargée d'appliquer les sanctions pourra interdire l’accès à Internet aux contrevenants qui auront été identifiés par des sociétés privées payées par
les majors. Un dispositif répressif valable même dans le cas ou l’auteur d’un téléchargement illégal n’est pas le titulaire de l’abonnement ! En effet, la loi institue un délit de non-surveillance
qui stipule que l’abonné est le seul coupable sans tenir compte de l’auteur réel de la fraude. Le champ d’application du projet de loi risque de bouleverser la vie quotidienne des Français, car ne
plus avoir d’ abonnement c’est être privé de la possibilité de communiquer, d’accéder à l’information, de travailler à distance ou de faire des démarches administratives en ligne. Face à cette
atteinte aux libertés fondamentales, l'Arcep, la Cnil, ainsi que la plupart des organismes liés au fonctionnement de l’Internet, ont émis des avis très critiques à l’encontre de cette loi. Une loi
qui rappelons-le, a été jugée, en septembre, contraire aux intérêts des citoyens par les députés européens. Depuis, notre hyper président a su convaincre les chefs d’Etats de l’Union d’imposer chez
eux Hadopi, passant outre le rejet de la loi par le parlement européen.
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Avec M-Lab (Measurement Lab), Google souhaite
fournir aux utilisateurs d’Internet des outils leur permettant de mesurer leur vitesse de connexion au Web et donc de savoir si des restrictions sont opérées sur les réseaux de leur FAI. Bien
qu’encore en cours de développement, M-Lab permet déjà de diagnostiquer des problèmes courants qui pourraient affaiblir le débit d’une connexion, ainsi qu’à déterminer si certains protocoles, comme
BitTorrent (réseau P2P), sont bloqués ou ralentis par le FAI. L’objectif de Google n’est pas d’envenimer les relations, déjà tendues entre les FAI et les internautes, mais bien de garantir un accès
égal et sans restrictions sur les contenus pour tous les abonnés. Une profession de foi qui fait suite aux critiques de décembre dernier parues dans le Wall Street Journal faisant état d’accords
entre les opérateurs téléphoniques et du câble pour placer les serveurs de Google directement sur leurs réseaux. Une accusation derrière laquelle pointe la question de la sacro-sainte neutralité du
Net puisque les internautes pourraient être dirigés, à leur insu, vers certaines pages au détriment d'autres. Avec M-Lab, Google renverse donc la situation en sa faveur en apparaissant comme le
chantre de la neutralité du réseau. Accessible pour l’instant aux seuls internautes américains, son utilisation devrait rapidement être étendue à toute l’Europe. En attendant, rappelons qu’il
existe déjà des outils de test de débit, dont le plus connu est
DégroupTest.
Elle est en ligne, disponible et téléchargeable gratuitement. Microsoft vient en effet de lancer la Release Candidate 1 d'Internet Explorer
8.0, c’est-à-dire l’ultime version de test de son navigateur, avant la sortie de la version finale prévue dans quelques mois. Alors, comme toujours lorsque Microsoft sort une nouvelle version d’un
de ses programmes, il faut bien chercher les réelles nouveautés. La concurrence de plus en acharnée avec d’autres navigateurs et en particulier Firefox, pousse souvent la firme de Redmond à jouer
l’effet marketing sur “La” nouvelle version d’Internet Explorer, alors qu’en réalité il s’agit généralement de corrections de bug rencontrés dans la version précédente assorties d’un relookage
express. Cette fois, Microsoft affirme que son “nouveau” moteur de rendu des pages web est plus performant et que sa “nouvelle” gestion de l'historique, avec un mode de navigation privée, devrait
faciliter la vie des internautes. La sécurité des données et de la navigation est encore une fois renforcée, avec notamment un filtre anti-hameçonnage. Quant à certaines fonctionnalités
intelligentes, supposées rendre la navigation plus aisée, elles ne sont en fait qu’un héritage des Smart Tags d'Internet Explorer 6.0, que l’on a pris soin de rebaptiser en accélérateurs pour
faire plus novateur ! En revanche, en matière de vitesse d'exécution, IE8 semble combler son retard sur
Firefox de Mozilla ou
Google Chrome, ce qui est une réelle “nouveauté” par rapport à la bêta 2 d'Internet Explorer 8 qui avait déçu par son instabilité et sa
lenteur. Bref, les progrès sont indéniables, mais ils ne sont sans doute pas à la hauteur ni des espérances des internautes, qui plébiscitent de plus en plus la concurrence, ni du temps consacré au
développement de ce navigateur. En guise de conclusion, notons que non seulement les utilisateurs de Windows XP SP3 ne pourront pas désinstaller le Service Pack ou IE8 dans certaines circonstances
(un problème récurrent !), mais que cette RC1 d’IE8 n'est pas compatible avec la version bêta de Windows 7.
En matière d’offres proposées par les Fournisseurs d’Accès à Internet
(FAI), il n’est pas facile pour l’internaute de faire le bon choix. De plus, la réputation de fiabilité et de performance de certains FAI a été largement critiquée ces derniers mois, ce qui
renforce le doute chez les futurs clients. Aussi, l'Autorité de Régulation des Communications électriques et des Postes (Arcep) vient de lancer son guide conso à destination des internautes et des
utilisateurs de la téléphonie mobile. Le site
Telecom-infoconso.fr, pratique et fonctionnel, permet d’y voir un peu plus clair dans la jungle des FAI.
Divisé en trois rubriques principales (“Je m’informe sur”, “Que faire en cas de” et “J’ai un problème avec”), le site permet d’obtenir les réponses à la plupart des questions qui font le quotidien
des utilisateurs : les formalités en cas de déménagement, la résiliation de son contrat, les obligations des FAI, la lecture de sa facture, le fonctionnement du dégroupage, la mise en place d’une
zone Wifi publique dans son établissement, etc. Ainsi, grâce à des fiches pratiques classées par thématiques, un comparateur d’offres, un glossaire, un guide des procédures à mettre en œuvre en cas
de litige, des exemples concrets de lettres de réclamation, l’Arcep espère rendre plus transparent le fonctionnement, parfois obscur, des opérateurs Internet. Une manière de rééquilibrer la
relation, entre les internautes souvent démunis et les fournisseurs d’accès jusqu’alors tout-puissants.
Chaque clic nous y mène au risque d’y prendre quelques claques. Le Web 2.0 c’est
“l’Internet d’aujourd’hui”, comme l’a rappelé confusément sur RMC au début du mois le porte parole de l’UMP,
Frédéric Lefèbvre. Pressenti
pour prendre le portefeuille de secrétaire d’Etat à la prospective qui aurait fait de lui le “Monsieur Internet” du gouvernement, sa définition plutôt vague et peu pertinente du Web 2.0 est
depuis devenue culte en faisant le tour de la Toile. Aussi, n’est-il pas inutile de revenir sur les caractéristiques de ce Web 2.0. Avant tout, il s’agit d’une révolution sociale avant d’être une
innovation technologique. Blogs (Skyblog), encyclopédies participatives (Wikipédia), moteurs de recherche (Wikio, Exalead), sites de partage multimédia (Youtube, Daylimotion), réseaux sociaux
(MySpace, Facebook, LinkedIn) lui doivent tout. Ces interfaces, simples d’utilisation, accessibles à tous et ergonomiques permettent aux internautes d'interagir à la fois avec le contenu des pages
mais aussi entre eux. Le Web 2.0 est donc la base du web communautaire et interactif. Le revers de la médaille est qu’à trop s’exposer sur le Web on ne contrôle plus son identité numérique ni sa
réputation virtuelle. Selon une étude du
centre de recherches Pew, la vie privée, les goûts personnels, les idées philosophiques ou politiques de plus de 35 %
des américains sont accessibles librement sur le Web. La France n’est pas épargnée par le phénomène. Dernièrement, un jeune nantais a eu la surprise de voir sa biographie publiée dans un magazine.
Le bimensuel
Le Tigre, lui a en effet consacré, à son issu, son "premier portrait Google", collectant mille détails de la vie de
cet anonyme "grâce à toutes les traces qu'il a laissées, volontairement ou non" sur des sites de réseau social comme Facebook, Flickr ou YouTube ! L’objectif du magazine, on l’aura compris, était
de mettre l’accent sur l’un des dangers potentiels du Web 2.0 qui donne la possibilité à n’importe qui d’exploiter des informations privées nominatives en consultation libre sur Internet.