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Lundi 13 avril 2009
Dans les cartons depuis 2004, l’accès via Internet à son dossier médical personnel (DMP) est l’un des grands chantier de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Cette mise en ligne, programmée finalement pour 2010, doit permettre au patient de pouvoir consulter facilement ses données médicales et aux professionnels de santé de coopérer plus efficacement. Des informations concernant les allergies des patients, les prescriptions de médicaments ou les comptes-rendus de consultations, par exemple, seront renseignées par les médecins. Des rappels de vaccins ou la réception de résultats d'analyse devraient également y figurer. Mais certains restent sceptiques quant à la sécurité et la confidentialité qui entoure la mise en ligne de données très personnelles. En effet, même si pour avoir accès à son dossier, il sera nécessaire de posséder un «identifiant national de santé», différent du numéro de Sécurité sociale, on peut imaginer tout le bénéfice pour des pirates informatiques de collecter des informations médicales nominatives en vue de leur revente à des compagnies d’assurances par exemple. Le Ciss (Collectif interassociatif sur la Santé) et la Cnil (Commission nationale informatique et libertés) ont d’ailleurs exprimés de nombreux doutes à ce sujet estimant que les garanties étaient insuffisantes pour la protection des données de santé. Aussi, dans un premier temps, le DMP ne sera ouvert qu’à la demande des patients sans obligation d’adopter cet outil avant sa généralisation d’ici une dizaine d'années. La ministre a également confirmé que les patients refusant d'avoir un DMP n’auraient pas à souffrir de pénalités financières comme cela était initialement prévu. Par ailleurs, il sera possible de masquer certaines informations. Malgré cela, le spectre de “Big Brother” n’est pas loin. Afin de prendre le pouls de la population sur ce sujet délicat, une concertation publique sur le DMP sera organisée sur le site Internet www.d-m-p.org jusqu'à la fin du mois de mai.
- Publié dans : Dans l'oeil du Net
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Lundi 13 avril 2009
A l’initiative de Privacy International, ONG créée à Londres en 1990, dont l’objectif est d’éveiller l'opinion sur l'érosion de la vie privée et les nouvelles technologies de surveillance des individus, les Big Brother Awards viennent d’être décernés, entre autres, à Eric Woerth, Bertrand Delanoë ou Michèle Alliot-Marie. Mais le grand gagnant de cette édition 2009 est, sans aucune contestation possible, l’innénarable Frédéric Lefebvre, député et porte-parole de l'UMP, qui reçoit le prix spécial Orwell 2009 pour « son incompétence et son insistance à vouloir contrôler internet par le biais du CSA, ses arguments iniques pour soutenir la loi Hadopi, pour vouloir traquer la délinquance dans les maternités, et bien d’autres choses... », explique le communiqué de Privacy International.  Pour justifier son choix, le jury, composé de journalistes, d’avocats ou de militants associatifs, s’appuie sur plusieurs prises de positions de Frédéric Lefebvre jugées particulièrement répressives comme ses propos en faveurs de la responsabilité pénale des mineurs dès 12 ans, de la détection précoce de la délinquance à la maternelle, de sa demande de contrôle du web 2.0 par le CSA, ou encore d’avoir décrit Internet comme un lieu hanté par la mafia et les terroristes. Quant au Prix Voltaire, récompensant les actions visant à lutter contre les tentatives de contrôle des individus et de la société, il a distingué les enseignants et directeurs d'école s'opposant au fichage précoce des élèves et le collectif “Non à Edvige”.
Par AGT - Publié dans : Dans l'oeil du Net
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Jeudi 9 avril 2009
C’est un véritable coup de théâtre qui s’est joué à l’Assemblée nationale jeudi dernier. Alors que le projet de loi Création et Internet, communément appelée “Hadopi”, aurait du être adopté après le vote favorable des sénateurs, les députés ont rejeté, contre toute attente, le texte lors d'un vote à main levée. Rappelons que l’une des mesures phare de cette loi prévoyait une coupure d’Internet pour ceux qui téléchargent illégalement de la musique ou des films. C’est, l'absence de nombreux députés UMP et un vote massif des socialistes présents dans l’hémicycle contre ce projet qui aura donc fait capoter la machine présidentielle et gouvernementale. Désapprouvée par plus de 60 % des internautes, cette loi était jugée particulièrement liberticide, coûteuse et inadaptée. En effet, l’Hadopi était une atteinte aux libertés et était juridiquement contraire à l'esprit du plan numérique 2012. Sans parler de l’Europe qui considère Internet comme un service universel et qui s’est plusieurs fois opposée à la coupure de la connexion jugée illégale. L’application de cette loi aurait d’ailleurs pu faire l’objet de recours annulant de fait toute forme de sanction. De plus, la mise en place d’Hadopi aurait coûté aux contribuables Français la modique somme de 70 millions d’euros par an ! Enfin, il aurait été très difficile, pour ne pas dire impossible de surveiller des milliards de connexions comprenant des abonnements couplés au Net, au téléphone et à télévision. Le texte était donc techniquement inapplicable en l'état et il était tout à fait possible de le contourner. Les internautes avaient d’ailleurs déjà trouvé la parade en se connectant via les “newsgroups”, comme UseNeXT, ou en utilisant des programmes, comme Foxyproxy, permettant de surfer anonymement. Pour autant, le texte sera de nouveau examiné par l'Assemblée, puis le Sénat avant d'être revoté définitivement. Le gouvernement devrait saisir cette occasion unique pour mettre un terme à un projet de loi décrié et obsolète sans avoir l’air de faire ofiiciellement machine arrière...

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Par AGT - Publié dans : Actualités Internet
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Lundi 6 avril 2009
Le web a fait entrer la vie privée dans l'entreprise, mais se servir d’Internet au bureau, à des fins personnelles, peut entraîner des abus. Un mail à un ami, une recherche sur sa prochaine destination de vacances, un détour par ses comptes en ligne, voilà des activités qui ne sont pas forcément compatibles avec la productivité qu’est en droit d’exiger votre patron. Celui-ci peut arguer de votre utilisation abusive du Net et vous licencier pour faute grave. En effet, un arrêt de la Cour de cassation du 18 mars dernier a approuvé une décision de la Cour d’appel qui avait considéré que le fait de se connecter de façon importante à Internet sur son lieu de travail, et à des fins non professionnelles, constituait une faute grave. Ainsi, le licenciement d’un salarié du Tarn-et-Garonne vient d’être confirmé au motif qu’il avait à son actif au moins 41 heures de connexion personnelles par mois. La même mésaventure est arrivée en février dernier à une employée d’Agfa accusée de passer trop de temps sur Facebook. Un phénomène qui tend à se répandre selon une étude menée par Olfeo Lab, spécialiste du filtrage d'url, qui montre que le temps passé sur Internet au bureau est passé de 66 à 90 minutes par jour entre 2007 et 2008 et que 73 % des connexions auraient un caractère non professionnel. Comment l’employeur peut-il le savoir ? Si le salarié bénéficie normalement du droit au respect de sa vie privée, en matière d’usage de l’Internet au bureau, le patron, en vertu d’un arrêt de la Cour de Cassation du 9 juillet 2008, peut tout à fait inspecter l’ordinateur de son employé pour contrôler l’historique de sa navigation, même hors sa présence. L’employeur peut également bloquer l’accès à certains sites sans liens avec l’activité professionnelle. Pour éviter les litiges, l’employeur a intérêt mettre en place un règlement intérieur ou une Charte Internet. Le salarié quant à lui peut se prémunir contre d’éventuelles poursuites en conservant ses données personnelles dans des fichiers ou documents qu’il aura pris soin d’intituler « Personnel ».
- Publié dans : Actualités Internet
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Lundi 6 avril 2009
L'ouverture à la concurrence du secteur des jeux d'argent et de hasard en France sur Internet sera effective le 1er Janvier 2010. Certains attendent impatiemment le moment où ils pourront se lancer à jeux perdus dans les paris en ligne, d’autres, plus circonspects y voit un danger de plus menaçant les mineurs via Internet. Pour ou contre, il convient pourtant d’ici là de s’interroger sur les moyens de payement et leurs conséquences en matière d’anonymat. Car si les joueurs sont obligés de régler leur mises par le seul moyen de la carte bancaire, il sera difficile de garantir le respect de leur vie privée. Qu’il s’agisse de la famille ou de son banquier, il n’y aura aucune sécurité quant à la confidentialité des sommes misées ou des gains éventuels. En effet, le projet de loi, qui prévoit de demander une domiciliation bancaire, implique que le paiement des gains s’effectuera uniquement sur le compte bancaire déclaré par le joueur et non en espèces. Plus question donc de cacher sa vie de parieur occasionnel ou invétéré. Plus grave, un mineur pourra tout à fait “emprunter” la carte bancaire d’un membre adulte de sa famille pour jouer en ligne. Aussi, la précaution consistant à contrôler l'âge des joueurs au moment de l'ouverture d'un compte de jeux sur le site, à travers notamment la vérification de la photocopie de la pièce d'identité, semble bien inadaptée. Force est de constater qu’il reste encore de nombreuses interrogations quant aux implications techniques des contrôles envisagés dans le cadre de la nouvelle loi.
- Publié dans : Dans l'oeil du Net
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